Selasa, 28 Juli 2020

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Le soleil est aveugle


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Télécharger Le soleil est aveugle PDF - Un homme en uniforme de capitaine remonte lentement le névé que poudre la fine neige de juin. Des gerbes blanches s'élèvent de-ci de-là tandis que l'écho des détonations secoue la montagne : l'Italie est entrée en guerre avec la France et les canons français tentent de barrer la route aux bataillons alpins venus de l'autre versantLe capitaine italien aperçoit soudain un banc un de ces bancs verts comme on en trouve sur la place de tous les bourgs de France...

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Les détails de Le soleil est aveugle

Le Titre Du LivreLe soleil est aveugle
AuteurCurzio Malaparte
ISBN-102070378667
Date de publication01/10/1987
Livres FormateBook PDF ePub
Catégoriesinterview
Mots cléssoleil aveugle
Évaluation des clients3.43 étoiles sur 5 de 21 Commentaires client
Nom de fichierle-soleil-est-aveugle.pdf
Taille du fichier27.27 MB (la vitesse du serveur actuel est 24.69 Mbps

Vous trouverez ci-dessous quelques critiques les plus utiles sur Le soleil est aveugle. Vous pouvez considérer cela avant de décider d'acheter ou de lire ce livre.
Curzio Malaparte erre dans l'esprit d'Elsa Morante comme une ombre lorsque Naples respire La Peau puis ses amours avec ses conquêtes comme Virginia Agnelli Moravia lors d'une interview y disait « Malaparte n'était pas spirituel mais brillant ce n'était pas un écrivain…Tout au plus un homme de lettres. »J'aborde Malaparte comme une lecture nouvelle venant celle d'un roman lu récemment pas encore publié une biographie comme une respiration intime un dernier souffle d'Elsa Morante une auteure italienne à la vie passionnée traversant celle de Malaparte. Alors comme ma curiosité est toujours comme le tranchant d'une lame aiguisée fine et tranchante je me suis précipitée vers la librairie et le quatrième de couverture du roman le soleil est aveugle me plut toute suite comme un appel lointain une envie irrésistible de me plonger dans cette prose torturée une aimantation instinctive vers ce récit issu de carnet publié comme correspondant de guerre assujetti à la censure.Malaparte lors de la grande guerre franchit les Alpes pour s'engager dans l'armée Française à l'âge de 16 ans et lorsque Mussolini déclare la guerre à la France étant reporteur de guerre Malaparte doit attaquer la France à son grand d'âme comme un remord venant dans sa prose éclairer cette narration baroque et lyrique. Dans un préambule Malaparte comme une confession un remord d'une plaie ouverte la censure ayant privé le lecteur de trois chapitres trop compatissants vis-à-vis des Français ce malheur perdu à jamais dans les bureaux de censure ayant envoyé ses écrits originaux sans en avoir des copies ce roman semble être amputé à jamais de ces trois chapitres pouvant éclairer la pensée de Malaparte. Il y a dans cette déclaration préliminaire et nécessaire en guise de préambule une vérité aiguisée et certaine de Malaparte sa vision d'une guerre inutile des soldats alpins comme des marmottes et autres folies imagées tel un Boris Vian.Le titre sonne une litanie sourde d'une nature esclave et spectatrice de la folie humaine de cette guerre…..« Une guerre sans espoir sous le Soleil indifférent impassible aveugle aux souffrances humaines. Que le Soleil éclaire les actions des hommes : on ne peut rien lui demander d'autre. On ne peut pas demander au Soleil de souffrir avec nous de s'émouvoir de nos souffrances. On ne peut pas lui demander d'être bon juste pitoyable. le Soleil est aveugle. Finalement nous aussi pour la première fois peut-être dans notre très vieille histoire nous sommes sans secours sans prétextes sans justification sous l'oeil aveugle du Destin sous cet oeil qui nous regarde fixement sans nous voir et resplendit impassible hors et au-dedans de nous à pic sur nos têtes à pic au fond de notre conscience. Et il est inutile d'invoquer le Christ contre cet oeil blanc aveugle sans paupière et sans cils immobile dans le ciel désert de notre conscience. »La narration est une prose poétique entre coupé de description de dialogue de phrases entre parenthèses comme une spontanéité où l'homme de lettres tisse sa toile piégeant l'instant pour nous l'offrir ces mots transpercent une vérité sourde comme un roman fantasque sortie tout droit des entrailles de l'imaginaire de Malaparte mais à travers ses lignes noircissant des feuillets d'un reporteur Italien au coeur fasciste antifasciste Malaparte cite des vrais noms des soldats connus sur le front escarpé des Alpes des hommes pour la plupart morts sur le front d'une guerre sans relâche une tuerie humaine à la bestialité humaine une humanité humaine.La description lyrique de la nuit prenant possession de la nature cette nuit est vivante tel une bête pour les alpins « une grande sale vilaine bête » le tableau de la nuit est une peinture Baudelairienne la nuit devient viscère à l'intérieur de la tente du capitaine tout devient terreur la peur prend sa place dans la nuit le corps devient en alerte les sens en éveil la bête est au aguets la nuit est plus effrayante que la guerre déclarée.Le capitaine traversant ce périple rencontre au fil de sa marche vers sa mission les alpins se prend d'amitié pour l'un des leurs Calusia un jeune d'homme simple paysan amoureux de ses vaches avec autour du cou une cloche de ces ruminants aimant boire leur lait à leur pis. Au-delà de cette rencontre le capitaine erre au fil de sa mission de soldats en soldats ayant chacun leur caractéristique décrit avec précision par Malaparte comme celui au visage moisi ayant la couleur de la mort celle de la guerre s'invitant dans cette nature alpestre magnifique aux teintes prédominantes de vert. Ces couleurs teintent la vision de Malaparte comme la fille aux cheveux rouges de l'auberge et ce vert présent tout le temps comme filtre noyant cette nature bientôt défigurée par la guerre.Les mulets ont une part importante dans cette aventure comme si par leur labeur ils devenaient au détriment de l'homme les plus à plaindre comme folie naturelle à balader les hommes vers leur morts dans cette guerre virtuelle au début le capitaine s'exclame « On n'a même pas l'impression d'être en guerre » de cette ironie la guerre est déclarée depuis trois jours mais encore rien silence « pas un coup de canon pas une fusillade. » et le panneau incroyable « Interdit de tirer près de la maison du PC » une pirouette à cette guerre comme un mirage.L'itinéraire à travers ces montagnes au fil des sentiers ces noms refrain de notre auteur à la mélopée d'allégresse à la tranquillité de la nature une paix intérieure est un trompe l'oeil « une cruauté vierge » un bel oxymore. Malaparte continue ce sarcasme avec la farandole des marmottes qui sera l'événement le plus marquant de cette journée de la première attaque Française sur le col de la Seigne le 21 juin 1940.L'animalité de la guerre prend les armes comme les obus pour des chevaux les bombes pour des oies grasses les mitrailleuses pour des poules Malaparte dénature cette guerre la rend animal.Même la mort semble être un adage humain pour les rendre méchants lâches et égoïstes avoir la conscience de cette mort que les bêtes ont l'instinct de conversation Malaparte explique cette folie humaine par la conscience de la mort mais le capitaine devient une bête il pense ne plus être un homme mais une « bête un chien un mulet » dans sa conversation avec le curé« Ça m'est complétement égal que je meure ou que je vive »De cette folie Malaparte rend le capitaine intouchable il devient un animal sans but de survie mais touché par la mort de ce jeune alpin se rendant coupable de cette mort il erre comme une âme en peine devient le fantôme de lui-même comme un animal qu'il est déjà.Un court roman fort et touchant une écriture simple des images étonnantes pour une prose décrivant une guerre inutile et idiote fac à une France qu'il aime Malaparte a su trouvé la parade à cette censure tel un acrobate jonglant sur un fil avec ses mots et cette liberté prosaïque incontrôlable poétique touchante…+ Lire la suite
Un banc de jardin public peint en vert le siège et le dossier en bois les pieds de fer recourbés terminés en forme de patte de chien. Un vrai banc : solitaire paresseux mélancolique. De ces bancs qui patients et sans espoir attendent à l’ombre d’un platane sur la petite place de tous les bourgs et villages de France. Un platane seulement un réverbère un pan coupé de mur avec la sentence Défense d’afficher suffiraient peut-être pour faire de ce banc le témoin d’une civilisation provinciale fatiguée le signe précis d’un ordre ancien et noble. + Lire la suite

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